L’entreprise libérante en 5 questions

Bernard Rohmer

nuage de mots bulles : 2015 (cs5)

Engager son entreprise dans la libération des énergies, des potentiels et de la créativité de ses employés par la confiance et l’autonomie est avant tout affaire de changement de représentations et de postures.

La prégnance de certaines représentations telles que « la majorité des gens préfèrent se soumettre que prendre des initiatives » ou « un groupe ne peut pas fonctionner sans chef » ou encore « la compétition est le mode dominant dans la vie » ont contribué à instaurer des rapports de domination comme mode de fonctionnement de nos entreprises.

 

Tant que ces représentations n’auront pas évolué et que les dirigeants interpréteront les comportements de leurs employés à travers un cadre de référence de soumission, la confiance ne pourra s’établir. Si vous voulez que vos employés vous fassent confiance, vous devez d’abord leur faire confiance.

Tant que la réussite individuelle sera la valeur dominante et que les valeurs de partage ne seront pas privilégiées, il sera difficile de coopérer.

Tant que les formes de pouvoir resteront intrusives et indexées sur la réussite du manager, son rôle ne pourra être celui d’un leader qui œuvre à faire réussir son équipe.

 

Les dirigeants et les managers s’interrogent pour savoir comment s’y prendre pour libérer les énergies ou par quoi commencer. Et s’ils commençaient par se poser collectivement quelques questions sur leur organisation en 2015.

  1. L’organisation est-elle centrée sur sa Raison d’Etre et celle-ci est-elle capable de mobiliser les employés ? Si ce n’est pas le cas, c’est le premier travail à faire en collaboratif, pour resserrer les équipes autour de quelque chose qui a du sens pour elles et pour l’organisation ?
  2. L’organisation est-elle prête à solliciter l’intelligence collective sur tous les sujets qui intéressent les salariés et à envisager de faire évoluer son rôle et sa responsabilité dans le champ sociétal et environnemental d’où vont très certainement émerger des débats et des propositions ?
  3. Le management est-il prêt à se remettre en question ? A déplacer son rôle du contrôle sur les personnes et les résultats à celui de stratège en mise en œuvre de l’environnement et des conditions optimales pour que leurs équipes réussissent. A être celui qui est prêt à quitter le pouvoir pour lui au profit du leadership pour tous.
  4. Le management est-il prêt à faire confiance aux personnes de son équipe, à leur intelligence, à leur potentiel, à leur volonté de relever les défis de l’entreprise ?
  5. Le management est-il prêt pour une transition qui bouleverse les repères et crée des turbulences (dans lesquelles il sera très certainement pris), sans en tirer prétexte pour exécuter un retour en arrière ?

 

Nous formulons le vœux qu’en 2015 le MOM 21 soit l’espace d’informations et d’échanges que vous attendez pour vous accompagner dans la libération des énergies et des potentiels.